Discours d'Alain Richard,
Président de l'AD PEP 91
Monsieur le Préfet,
En ma
qualité de président et au nom de l’Association Départementale de Pupilles
de l’Enseignement Public de l’Essonne, je vous remercie d’honorer de votre
présence ce 1er Colloque départemental de l’Accompagnement à la
Scolarité et de la Réussite éducative en Essonne dont l’ambition annoncée
était d’en réunir les différents acteurs, de leur permettre de mutualiser
leurs pratiques, leurs savoirs et leurs expériences. En lien avec la Loi sur
l’Egalité des Droits et des Chances dont la mise en place vous incombe dans
ce département, il s’agit également d’aborder la notion de Réussite
éducative dont nous savons quelle devient l’un des champs prioritaires de
l’action de l’Etat dans le cadre des Contrats Urbains de Cohésion Sociale.
L’Association des Pupilles de l’Enseignement public que je représente
aujourd’hui, association complémentaire de l’Education Nationale, a été
présidée de droit jusqu’à un passé récent par l’Inspecteur d’Académie.
Animée par les valeurs de laïcité et de solidarité, elle ne peut que se
reconnaître dans des actions dont l’objectif est de trouver des réponses
adaptées pour tout enfant, tout jeune dont les chances de réussite sont
obérées par des difficultés quelles qu’elles soient et quelles qu’en soient
les causes. Il en est de même lorsqu’il s’agit de permettre aux parents
d’exercer pleinement leur responsabilité et leur liberté dans l’éducation de
leurs enfants. Ces valeurs, ces options se retrouvent, je crois pouvoir le
dire, dans les établissements médico-sociaux dont la gestion nous est
confiée ainsi que dans les actions menées par notre Service Enfance Jeunesse
en matière de classes transplantées, de séjours vacances, d’accompagnement à
la scolarité.
Si je
me suis permis Monsieur le Préfet, ces quelques mots sur notre association,
c’est parce que j’ai bien conscience que les réformes engagées ces dernières
années ont et auront des répercussions sur notre mouvement, sur nos moyens
et nos modalités d’action. La notion de service public n’est pas pour nous
un vain mot et nous souhaitons pouvoir continuer à œuvrer dans ce sens.
Aussi,
Monsieur le Préfet, je souhaite qu’une journée de réflexion et d’échanges
comme celle-ci valorise notre action et nous fasse reconnaître pour nos
compétences et notre capacité de contribution comme partenaires tout
particulièrement dans la mise en place et dans la réalisation de projets de
réussite éducative, d’accompagnement à la scolarité, au sein d’équipes
pluridisciplinaires de soutien, plus globalement, dans le cadre de Contrats
Urbains de Cohésion Sociale. Nous pouvons, je crois, mettre utilement nos
compétences et notre savoir faire acquis dans la gestion d’établissements
médico-sociaux, dans l’organisation de classes transplantées et de séjours
vacances au service d’une approche plus globalisée de l’enfant et de sa
famille.
Une
dernière considération toute personnelle si vous permettez Monsieur le
Préfet. Je fais partie d’une génération a qui l’école comme élève et
l’éducation nationale comme instituteur suppléant éventuel a donné ses
chances. Les études surveillées, la cantine scolaire, les centres aérés, les
colonies de vacances étaient alors la manière de répondre aux besoins d’un
certain nombre d’enfants. Ma participation à toutes ces activités
périscolaires a enrichi ma pratique, ma connaissance de l’enfant et bien des
fois facilité la relation à l’élève enfant ou adolescent. Loin de moi l’idée
d’un retour en arrière mais seulement, puisque nous sommes dans un lieu de
formation des maîtres, une manière de rappeler que la place faite à
l’enseignant est liée à l’évolution de la société qui l’emploie et que dans
le cadre de ce qui nous préoccupe aujourd’hui il y a matière à
enrichissement de sa pratique éducative et pédagogique.
Monsieur le Préfet, j’en ai terminé et la parole est à vous.
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